Questions fréquentes sur l’écriture cursive
Vous vous demandez comment aider votre enfant à mieux écrire ? Voici les réponses aux questions que les parents me posent le plus souvent.
Comprendre les difficultés d’écriture
Mon enfant écrit mal : que faire ?
Commencez par observer comment il écrit : tenue du crayon, posture, vitesse, fatigue, douleurs. Si son écriture est illisible, lente ou douloureuse, une rééducation du geste d’écriture peut l’aider à retrouver une écriture lisible, rapide et confortable. S’il se plaint de douleurs ou si les difficultés sont multiples (lecture, attention, coordination), parlez-en d’abord à votre médecin. Évitez de multiplier les pages de copie : répéter un geste inadapté ne le corrige pas. Pour aller plus loin, lisez mon article : Article du blog «Mon enfant écrit mal, que faire ?»
Pourquoi mon enfant a-t-il une écriture illisible ?
Une écriture illisible vient souvent d’une tenue du crayon crispée, d’une mauvaise posture ou d’un geste d’écriture mal appris, et non d’un manque de volonté. L’enfant doit alors consacrer toute son énergie à former les lettres et ne peut plus se concentrer sur le contenu de son travail. Cela n’a rien à voir avec de la paresse ou de la distraction. Une observation de son geste par un spécialiste permet de comprendre ce qui bloque.
Mon enfant a mal à la main quand il écrit : est-ce normal ?
Non, écrire ne devrait pas faire mal. Une douleur ou une crampe fréquente est le plus souvent liée à un crayon trop serré, à une main crispée ou à une mauvaise installation. Si la douleur est régulière ou persiste, consultez votre médecin pour écarter une cause médicale, puis faites travailler le geste d’écriture.
Mon enfant écrit trop lentement : comment l’aider ?
Une écriture lente est souvent le signe d’un geste qui demande trop d’effort ou de lettres tracées de façon peu efficace. Pour l’aider, on travaille la fluidité du geste et la position de la main plutôt que la vitesse seule. À la maison, des exercices courts et réguliers, de grands mouvements souples par exemple, valent mieux qu’une longue séance de copie. Si la lenteur s’accompagne d’un refus d’écrire ou d’une grande fatigue, mieux vaut ne pas attendre.
Comment bien tenir son stylo ?
Une bonne tenue est une tenue souple et confortable et surtout, qui permet la mobilité des doigts : le stylo repose sur le côté du majeur, est tenu par le pouce, l’index venant se poser légèrement sur le stylo, sans le serrer. Le pouce doit pouvoir se plier et se déplier, sans bloquer les autres doigts. Le bout des trois doigts qui tiennent le stylo arrive à environ deux centimètres de la pointe, ce qui permet de voir ce que l’on écrit. Un simple test : si les articulations des doigts blanchissent ou si la main tremble, le stylo est trop serré.
Comment bien s’installer pour écrire ?
L’enfant doit être assis de manière stable sur sa chaise, les pieds posés au sol ou sur un repose-pieds, le dos soutenu, les avant-bras posés sur la table. La lumière vient du côté opposé à la main qui écrit, pour éviter l’ombre. Une installation inadaptée est une cause fréquente de fatigue et de douleurs.
Peut-on améliorer l’écriture à tout âge ?
Oui, l’écriture se travaille à tout âge : enfants (à partir de la Grande Section), adolescents, étudiants et adultes. Les étudiants, qui prennent beaucoup de notes, et les adultes dont l’écriture est devenue illisible ou douloureuse, ou qui veulent reprendre des études et passer des concours par exemple, sont régulièrement concernés. Le geste se rééduque en quelques séances, avec des exercices à faire chez soi. Les seniors aussi peuvent suivre des séances pour maintenir leur capacité à écrire à la main.
L’ordinateur ne remplace-t-il pas l’écriture à la main ?
Non, écrire à la main reste indispensable à l’école, aux examens et dans la vie quotidienne, et l’ordinateur ne résout pas la difficulté. Un enfant qui souffre pour écrire a surtout besoin d’apprendre un geste plus efficace. Le clavier peut compléter son travail, mais il ne le remplace pas dans la plupart des situations scolaires. Il est démontré que la mémorisation et les apprentissages sont plus efficaces lorsque l’on prend des notes à la main grâce aux nombreuses fonctions cognitives mises en jeu dans l’écriture manuscrite. L’ordinateur est un outil formidable mais pas une solution magique pour faire disparaître les difficultés.
Mon enfant est gaucher : peut-il bien écrire ?
Oui, un enfant gaucher peut écrire de façon lisible, rapide et confortable : il ne faut pas chercher à lui faire changer de main, mais adapter son installation et son geste. On voit souvent des gauchers écrire avec le poignet « cassé », par dessus la ligne, avec la peur de faire « baver » l’encre. Aucune fatalité ! L’inclinaison de la feuille, le déplacement du bras, la position de la main sous la ligne d’écriture sont travaillées et l’aisance devient la même que pour un droitier !
Quel accompagnement ?
Quelle différence entre un graphopédagogue, un orthophoniste, un ergothérapeute et un psychomotricien ?
Chacun a un rôle différent : l’orthophoniste s’occupe du langage, dont la lecture et l’orthographe, l’ergothérapeute de la motricité fine et de l’adaptation du matériel, le psychomotricien de la coordination et de la posture, et le graphopédagogue de l’enseignement du geste d’écriture. Ces professionnels travaillent souvent ensemble. Si l’enfant a mal ou présente d’autres difficultés, le médecin est le premier interlocuteur.
Comment se déroule une séance, et combien en faut-il ?
Une rééducation de l’écriture est courte : il faut en général compter de 5 à 8 séances. Je commence par observer la posture et la tenue du crayon, puis je propose de petits exercices à faire chaque jour à la maison. Les deux premières séances sont espacées d’une à deux semaines, les suivantes de trois semaines, pour laisser le temps de s’entraîner et d’intégrer les nouvelles habitudes. Quelques séances de plus peuvent être utiles pour consolider, mais une rééducation ne dépasse pas 10 séances, sauf pathologie. Un diplôme personnalisé et un crayon «en or» sont remis à la fin. Voir : déroulement d’une séance
Les parents doivent-ils participer ?
Oui, les parents sont des partenaires de la rééducation, c’est un travail d’équipe ! Ils sont présents pendant la séance pour bien comprendre les consignes, écouter les conseils et participer. Ils sont invités à suivre les entraînements quotidiens à la maison, avec les vidéos, la bibliographie et les conseils sur les fournitures proposés dans la rubrique Ressources. Je travaille aussi en lien avec les enseignants et les orthophonistes quand c’est utile, pour une prise en charge globale et bienveillante.
Faut-il une ordonnance ou un bilan pour venir ?
Non, une rééducation de l’écriture n’est pas une consultation médicale, c’est une approche pédagogique. Elle n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale. Certains contrats de mutuelles peuvent accorder un remboursement, il faut se renseigner selon sa mutuelle et son contrat mais cela reste très rare.
Vous pouvez prendre rendez-vous directement : 1ère séance
Les séances peuvent-elles se faire en visioconférence ?
Non, les séances se déroulent uniquement au cabinet, à Saint-Georges-d’Orques, et je ne propose pas de séances à distance. J’ai besoin de voir l’enfant écrire de près pour observer sa posture et sa tenue du crayon, puis d’ajuster son installation sur place.